Côte d'Ivoire

 
Côte d'Ivoire - 02-Dec-2017
Appel d'un regroupement d'associations en faveur de « la démocratie pour le développement »
« L’Afrique a besoin de démocratie ». Tel est le message lancé par une série d’associations de la société civile africaine réunies au sein de la plateforme « Tournons la Page pour une alternance démocratique en Afrique » qui se sont rassemblées à Abidjan en marge du Sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne tenu dans la capitale économique de la Côte-d’Ivoire les 29 et 30 novembre.

A cette plateforme adhèrent plus de 200 associations et mouvements civiques africains provenant de sept pays (Burundi, Tchad, République démocratique du Congo, République du Congo, Cameroun, Gabon et Niger) recevant l’aide d’associations européennes. Parmi celles-ci se trouvent différentes associations catholiques, telles que le Secours catholique français ou la Commission épiscopale Justice et Paix de la République du Congo.
L’urgence migratoire et la sécurité face au déferlement du terrorisme dans certaines zones d’Afrique ont été au centre du Sommet Europe Afrique qui s’est achevé sur la promesse d’un « engagement fort » des responsables des deux continents visant à bloquer l’immigration irrégulière et à résoudre les urgences qui en découlent, comme le marché des esclaves en Libye. A cette fin, les responsables africains et européens se sont mis d’accord pour « investir sur les jeunes en vue d’un avenir durable ».
Cependant, pour les participants au forum promu par « Tournons la Page », la promotion d’une véritable démocratie en Afrique constitue le véritable thème sur lequel se concentrer.
Les promesses des responsables politiques « peuvent être appliquées seulement au travers de la démocratie et de la protection des jeunes qui risquent leur vie parce qu’oubliés par les hommes politiques de leurs propres pays » affirme à La Croix Afrique, Laurent Duarte, Coordinateur international de « Tournons la Page » et membre du Secours catholique. « Si les jeunes fuient leurs pays, c’est parce qu’ils n’y ont ni avenir politique ni perspective économique stable. Les activistes africains qui luttent pour la démocratie dans de nombreux pays ne sont pas protégés contre les risques que leurs actions comportent. Nous voulons former nos 300 opérateurs afin qu’ils soient en mesure de faire face à ces menaces » déclare Laurent Duarte. « Notre crainte est que le Sommet entre l’UA et l’UE se concentre sur les problèmes liés à la migration et à la sécurité » affirme Louise Avon, Vice-président national du Secours catholique. Pour nous, la paix et la sécurité pour le développement, qui permet aux jeunes de rester dans leurs pays, passent d’abord par la démocratie ».
L’interruption des processus démocratiques dans des Etats tels que le Burundi et la République démocratique du Congo ont provoqué des affrontements et des tensions qui, à leur tour, ont aggravé la situation économique et provoqué la fuite de millions de personnes. (L.M.) (Agence Fides 02/12/2017)
 

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