Argentine

 
Argentine - 06-Nov-2018
Assemblée plénière de la Conférence épiscopale et examen des situations complexes et conflictuelles d'aujourd'hui
La 116ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale d’Argentine (CEA) se déroule du 5 au 9 novembre en la localité de Pilar. Comme à l’accoutumé, au programme des travaux se trouve un temps adéquat pour s’informer et discuter des réalités et de la pastorale de chaque Diocèse. Ensuite de quoi, viendra le tour de chaque Commission de la CEA puis seront affrontés quelques thèmes importants impliquant l’Eglise dans ce pays.

Selon le communiqué parvenu à l’Agence Fides, les 93 Evêques convoqués et les invités – à savoir 43 Evêques émérites – devront discuter en particulier de la situation du pays qui a subi de forts changements au cours de cette dernière année.
Ainsi que l’a souligné le Président de la CEA, S.Exc. Mgr Oscar V. Ojea, Evêque de San Isidro, au cours de la Messe d’ouverture célébrée hier soir, il s’est agi d’une « année extrêmement difficile. De nombreux événements que nous avons vécu au fil de ces derniers mois nous ont laissés perplexes et dans le même temps représentent d’importants défis pastoraux qui doivent être examinés à la lumière de l’Evangile ». Le Président de la CEA a dressé la liste de certaines « situations complexes et conflictuelles » telles que le débat sur l’avortement et son impact sur de nombreux jeunes, y compris dans les écoles et les communautés, le phénomène de l’apostasie, les plaintes concernant les abus qui accroissent la douleur au cœur de l’Eglise, les attaques contre la personne du Saint-Père à l’intérieur et depuis l’extérieur de l’Eglise, « d’une manière qui n’a pas de précédents ».
Mgr Ojea a continué : « Tour ceci est vécu dans le contexte d’une crise sociale et économique qui frappe l’ensemble du peuple argentin et se trouve être le résultat de la défiance envers les responsables politiques, ce qui augmente le malaise social, la colère et l’intolérance, rendant très difficile la coexistence ».
Le Président de la Conférence épiscopale a suggéré à chacun de mener une réflexion sérieuse en tant que chrétien qui écoute la Parole de Jésus.
« Nous devons apprendre à nous débarrasser d’une reconnaissance sociale dont les Evêques ont bénéficié à une autre époque et que nous n’avons plus. Lorsque l’ont vit dans une période d’intense purification et loin d’une Eglise triomphaliste, il est temps de renoncer aux premières places dans les banquets, en servant avec humilité nos frères les plus pauvres… Cependant, nous devons être patients. La patience fait partie de la vertu de force ».
Mgr Ojea a par suite relevé que, dans la situation actuelle, le courage est de mise. « Nous avons besoin de courage, du courage de Jésus, le courage d’affronter les changements. La parresia est un don de l’Esprit. Il s’agit de la disposition spirituelle permettant de parler librement et sincèrement y compris dans l’adversité ». Il a ensuite conclu en appelant l’Episcopat à l’unité : « Nous devons être attentifs et nous soutenir les uns les autres, non pas pour notre honneur mais pour le saint peuple fidèle de Dieu, qui peut être confus et démoralisé par les messages qu’il reçoit. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons veiller et défendre l’unité de notre Episcopat, en cherchant à présenter nos accords et nos désaccords, en ne permettant pas à l’esprit du mal de nous diviser. Il s’agit d’un moment de dialogue sincère, profond et courageux entre nous, un dialogue similaire nous enrichit et favorise notre unité ». (CE) (Agence Fides 06/11/2018)
 

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